Jardin Suspendu Babylone

May 25, 2018 3:32 am by ramsaystirling
Jardins de babylone
Les jardins suspendus de babylone
Jardin Suspendu Babylone

Plutôt que de croire en leur inexistence on peut se demander si les jardins n’étaient pas dans une autre ville. C’est la thèse de Stéphanie Dalley, assyriologue, qui suppose que les jardins étaient en fait à Ninive, une ville plus au Sud, ancienne capitale de l’Assyrie. Elle se base sur la confusion que l’on trouve dans certains textes anciens entre Ninive, et Babylone, deux capitales proches et rivales. Nabuchodonosor II attaqua et vainquit les assyriens et forme un royaume bien plus grand. Or les assyriens connaissaient les techniques d’irrigation et avaient la capacité de faire des jardins en hauteur. Ils en avaient déjà réalisés, ils savaient commetn faire monter l’eau grace à des vis sans fin par exemple. Il existe une gravure d’un jardin en hauteur à Ninive (gravure conservée au British Museum) qui pourrait être les vrais jardins. Mais comme rien n’est simple pour ce moument, une étude attentive de cette gravure montre que si certains arbres semblent bien pousser au-desssus d’une terrasse, il est probable que l’artiste assyrien ait voulu rendre une impression de perspective et représenter les arbres au-delà de la terrasse.

Les jardins ont-ils réellement existé ? Arguments prouvant que ce n’est pas le cas

[1] S. Dalley, The Mystery of the Hanging Garden of Babylon: An Elusive World Wonder Traced, Oxford, 2013.

Athanasius Kircher était un jésuite allemand du XVIIe siècle. Il fut l’un des principaux esprits scientifiques de son époque. Il travailla dans de nombreux domaines (optiques, acoustique, linguistiques, médecine, etc). Il étudia les civilisations orientales et c’est à ce titre qu’il réalisa ce dessin des jardins suspendus de Babylone, d’après une description qu’il pensait juste, mais qui était surtout influencée par la vision occidentale de son époque.

1 Les données des textes antiques 1.1 Les sources écrites 1.2 L’histoire des jardins 1.3 Descriptions des jardins 2 Visions d’artistes et de savants européens avant les fouilles de Babylone 3 Les fouilles et les recherches récentes : une localisation débattue 3.

1 À Babylone : des jardins introuvables ? 3.2 Propositions sur l’aspect des jardins et les techniques mises en œuvre 3.3 Des jardins suspendus à Ninive ? 4 Sources antiques 5 Sources cunéiformes 6 Notes et références 6.

1 Notes 6.2 Références 7 Bibliographie 8 Voir aussi 8.1 Articles connexes 8.2 Liens externes

Il faut donc admettre que dans chaque représentation des jardins suspendus de Babylone se trouve une part de subjectivité dû aux lacunes des textes antiques. Les infographistes et autres dessinateurs ne peuvent que faire des conjectures sur ce qu’ils étaient. Les représentations ci-dessous sont donc essentiellement issues de leurs imaginations.

Articles connexes[modifier | modifier le code] Babylone Sémiramis Sept Merveilles du monde Nabuchodonosor II Bérose Diodore de Sicile Liens externes[modifier | modifier le code] Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Gemeinsame Normdatei Portail de l’archéologie Portail du Proche-Orient ancien Portail de la Grèce antique Portail de la Mésopotamie

L’élévation des jardins se ferait avec plusieurs terrasses, peut-être en escalier. Diodore décrit un procédé complexe associant plusieurs couches de pierre, roseau, bitume et plomb mis au point pour éviter que l’humidité de la terre constituant la couche supérieure du sol des jardins ne se répande plus bas. Sa description des galeries supportant les jardins est cependant moins claire.

Les jardins suspendus apparaissent dans les textes d’une poignée d’auteurs grecs et d’un Romain. Ils ne manquent pas de poser des difficultés car il s’agit souvent de sources indirectes, des citations d’autres auteurs qui auraient été des témoins directs du monument mais dont les écrits originaux ont disparu. De plus, un autre problème de taille est le fait que les jardins suspendus n’apparaissent pas dans la description de Babylone laissée par Hérodote, qui passe pourtant pour avoir visité la ville et en a laissé un long compte-rendu. En fin de compte, cinq textes retiennent l’attention, et en particulier les deux premiers :

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Des jardins eux-mêmes nous n’en savons rien, nous ignorons les différentes essences qui y étaient plantées et comment elles étaient structurées. Ce que l’on peut dire c’est qu’un jardin dans cette région était un luxe que ne pouvait pas avoir le comment des mortels, les ressources en eau étant trop rares pour être gaspillées. D’ailleurs des siècles plus tard, lorsque l’Islam se répendra sur les territoires arides, les jardins seront vus comme des espaces paradisiaques (Consultez à ce sujet le Symbolisme du Taj Mahal.

La partie supérieures semblent avoir eut plusieurs étages, comme des terrasses superposées, d’où les représentations ci-dessous, quasiment toutes faites avec une successions de terrasses. En grec ancien on distingue par la grammaire l’unicité, la dualité de la multiplicité. Or ces textes utilisent la multiplicité pour donner le nombre de terrasses, ça prouve qu’il y en avait au minimum trois. Quand à la hauteur des jardins, on l’ignore tout simplement parce que la notion de taille est difficile à appréhender, il y a trop de différences entre nos unités de mesures et celles de l’époque. Quinte Curce compare la hauteur des jardins avec celle des remparts, mais la description des remparts de l’époque oscille entre 22m et 100m, ce qui est, reconnaissons-le, d’une grande imprécision. (L’estimation à 100m est unanimement rejetée, bien sûr, elle émane d’Hérodote, celle à 22m provenant de Strabon et Diodore)

Il apparaît ainsi que quelques auteurs semblent à la source des descriptions des jardins suspendus qu’ils auraient vu de leurs propres yeux : Clitarque, Ctésias et Bérose. Si on élimine le dernier pour les raisons évoquées, alors il ne reste plus que les deux auteurs grecs. Mais il a été avancé que Clitarque aurait « inventé » les jardins suspendus à partir d’une exagération de la description des palais royaux de Babylone, tandis que Ctésias n’est pas forcément retenu comme une source possible sur la « merveille ». Dans ce cas, elle n’aurait pas existé et relèverait totalement du mythe[3]. Plusieurs questions ont donc été soulevées sur la crédibilité des auteurs grecs. Ainsi, c’est en remarquant les confusions qui peuvent se produire chez ces derniers entre Babylone et l’Assyrie que repose la théorie localisant les jardins suspendus à Ninive[8]. Pour ceux qui admettent l’existence de l’édifice, ces sources sont souvent imprécises, et ce n’est qu’en les combinant que peut ressortir une image plus précise des édifices pour aider à restituer leur localisation dans la ville et leur aspect[9].

Stéphanie Dalley a été précédée par quelques auteurs qui envisagèrent durant le XXe siècle que ces jardins étaient ailleurs. La première fois c’est en 1979 par l’allemand W. Nagel dans son ouvrage “Where were then ‘Hanging gardens’ located in Babylon?” Il émet l’hypothèse qu’il y a eu deux jardins dans deux endroits différents, un néo-babylonien et un perse, ce qui permet d’être conforme avec la représentation de Koldewey, exprimée ci-dessous. Citons aussi M.S. Damerji qui, dans un ouvrage écrit en arabe dont le titre français pourrait être “Où se trouvaient les jardins suspendus de Babylone ?”, imagine un autre endroit pour l’emplacement des jardins.

Visions d’artistes et de savants européens avant les fouilles de Babylone[modifier | modifier le code]

Maarten van Heemskerck est un artiste hollandais du XVIe siècle, portraitiste et peintre d’histoire. Il est essentiellement connu par sa série des 7 merveilles du Monde (réalisée en 1572) qui magnifie ces monuments selon des critères esthétiques propres à son époque. Cette représentation des jardins suspendus de Babylone est donc en grande partie imaginée par l’artiste qui ne se base que sur peu de documentation. Ce dessin date de 1572.

Les jardins suspendus de Babylone se trouvaient à … Ninive !

La principale difficulté rencontrée lorsqu’on parle de sources documentaires concernant les jardins de Babylone est que ces sources sont indirectes, c’est à dire qu’il s’agit de témoignages basés sur d’autres témoignages. Sur la quantité de documents disponibles seuls deux sont dignes d’intérêt :

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Les reliefs du palais de Sennachérib proposent une illustration de ces jardins plantés d’arbres sur une terrasse et équipés d’un aqueduc et de canaux permettant un arrosage en hauteur. Le souverain mentionne justement dans ses inscriptions l’invention d’une machine élévatrice ayant permis de remonter l’eau selon un système précurseur de la célèbre « vis d’Archimède » : « je fis fabriquer des cordes, des cables de bronze et des chaînes de bronze. À la place des piliers (des shadoufs), je fis placer des grands troncs et des alamittu en cuivre, au-dessus des puits. »

Les origines des jardins suspendus de Babylone remontent à Nabuchodonosor II, si l’on en croit la thèse de Bérose. Il était roi de Babylone au VIe siècle avant JC et c’est sous son règne que son royaume fut le plus vaste, il était à son apogée. Nabuchodonosor II fit construire dans sa capitale Babylone de nombreux monuments ainsi que des temples. Selon la légende il aurait construit les jardins pour son épouse qui venait de Médie, une région montagneuse de l’Iran occidental où la végétation était plus dense que dans le désert babylonien. Une autre légende – tenace – raconte que ces jardins ont été créé bien avant sous Sémiramis, le nom que cette légende a attribué à la reine assyrienne Sammuramat qui vivait au VIIIe siècle avant JC, mais cette hypothèse n’est pas crédible, les techniques de construction d’un tel jardin ne sont pas compatible avec les connaissances de l’époque.

Représentation des jardins royaux de Ninive, d’après un bas-relief du palais de Sennachérib, avec peut-être une forme de jardins suspendus sur des arches en pierre, en haut à droite. British Museum, référence ME 124939A

Catégories : JardinSept Merveilles du mondeBabyloneTerrasse (jardin)

Existence de jardins royaux à l’époque du roi Mérodach-Baladan II (721-713 et 703 av. J.-C.) décrits sur la tablette d’argile BM.46226 : description des plantes qui poussent dans le jardin, sans doute servant pour la table du roi (ail, oignons, poireaux, laitues, concombres, radis, nombreux condiments et aromates)[38].

À Babylone : des jardins introuvables ?[modifier | modifier le code]

Représentation des Jardins suspendus de Babylone par Athanasius Kircher (impression de 1726), avec des formes architecturales baroques de son temps.

Commençons par ce qui fait l’unanimité : Tous parlent d’un jardin en hauteur basé sur un plan carré d’à peu près 120m de côté. Diodore parle, lui, de plates-formes étagées. Les jardins étaient en hauteur, ça, ça semble évident au vue des différentes descriptions. Toutes parlent de colonnes en pierre qui soutiennent un plafond végétal sur lequel on a étalé de la terre. Quinte-Curce, lui, décrit un plafond en pierre au-dessus duquel la terre a été étalée. Le matériau utilisé est de la brique pour Strabon, ce qui est conforme aux habitudes de construction de l’époque dans cette région. Les autres auteurs indiquent que c’est de la pierre, ce qui est plutôt étonnant, la pierre étant rarement utilisée à cette époque. Strabon indique aussi que les piliers formaient une voûte à leurs points de jonction, il est le seul à l’écrire. Or la présence d’une voûte semble une évidence tellement le poids de la terre des terrasses est sensés être lourd, une voûte est donc la meilleure solution pour répartir les charges impressionnantes du plafond sur les colonnes. Nul doute qu’un plafond plat n’aurait pas tenu la charge des jardins, quelles que soient les méthodes utiliser pour les soutenir (colonnes ou murs)

Cécile Michel À propos de ce blog Page d’accueil du blogSite de l’auteur

Malgré des descriptions plus réalistes, c’est l’image féerique de Philon dans son ouvrage De septem orbis spectaculis qui reste ancrée dans les mémoires : « Le jardin qu’on appelle suspendu, parce qu’il est planté au-dessus du sol, est cultivé en l’air ; et les racines des arbres font comme un toit, tout en haut, au-dessus de la terre »[15].

Tout d’abord il faut savoir que les recherches archéologiques ne sont pas terminées à Babylone. Si une grande partie du terrain a été identifiée il reste encore des zones (certes de plus en plus restreintes) dans lesquelles se cachent peut-être les vestiges des jardins suspendus. Ensuite la ville de Babylone n’était pas célèbre que pour ses jardins suspendus mais surtout pour ses remparts. Il est curieux que les jardins aient supplantés les remparts car visiblement ils étaient beaucoup plus impressionnants, toujours d’après les documents de l’époque. Ce n’est que Philon de Bysance a mis en avant les jardins dans sa liste (devenue depuis canonique) mais à l’époque les visiteurs de la ville étaient surtout surpris par les remparts. Il n’est donc pas si étonnant que ça que les jardins ne soient pas mentionnés si souvent que ça dans les documents de l’époque.

Si les fameux « jardins suspendus » sont désormais à situer à Ninive, il ne reste alors à Babylone que ses murailles pour figurer au palmarès des sept merveilles du monde !

Existence de jardins intra muros dans le palais de Hammurabi à l’époque de la première dynastie de Babylone (XVIIIe siècle av. J.-C.), connus par des tablettes exhumées à Mari, dans lesquels le roi de Babylone reçoit les troupes de ses alliés venus lui prêter main-forte :

Bérose attribue la construction des jardins suspendus à Nabuchodonosor II (604-562 av J.-C.)[12]. Il aurait fait construire cet édifice pour son épouse, originaire de Médie, pays montagneux de l’Iran occidental, pour soigner sa nostalgie de son pays natal et de sa verdure, qui contrastait avec le relief plat et le climat aride de Babylone. Un autre passage de Bérose indique le nom de la reine, Amytis, que Nabuchodonosor a épousée à la suite de l’alliance entre son père Nabopolassar et le roi des Mèdes Cyaxare au moment de la destruction de l’Assyrie. Cette histoire romantique est rapportée de manière abrégée (sans mention du nom du roi) dans les descriptions de Diodore et Quinte-Curce. Si les jardins ont bien existé, il est logique de situer leur construction durant le règne de Nabuchodonosor, qui voit la réalisation de travaux de construction majeurs à Babylone, notamment la réfection des palais et des temples, mais aussi des murailles et un rehaussement général d’une partie de la ville face à la montée de la nappe phréatique. Mais on en revient au problème récurrent sur les jardins suspendus : Nabuchodonosor n’en parle dans aucune des nombreuses inscriptions de fondation qu’il a laissé pour commémorer ses chantiers.

Plan mural de Babylone sous le règne de Nabuchodonosor II, sur le site touristique.  : une des localisations possibles des jardins suspendus.

En fait c’est complètement faux, ce mot est probablement apparu tardivement et ne correspondait pas à la réalité des jardins qui n’auraient jamais pu être suspendus, étant bien trop lourd. Il s’agissait en fait d’une succession de terrasses (d’après plusieurs descriptions) qui lui donnait un air aérien , et c’est cette impression de légèreté qui a fait dire aux auteurs ultérieurs qu’ils étaient suspendus. Philon de Bysance, l’une des premières personnes a les avoir décrit, s’est focalisé sur le côté aérien des jardins, et c’est son récit qui prodomine de nos jours, ça explique pourquoi certains imaginent encore que ces jardins étaient réellement suspendus, ce qui est bien sûr faux.

Dans le troisième livre de ses Babyloniaca, un récit rédigé en grec qui expose à l’attention d’Antiochos Ier les connaissances que l’on a de la civilisation babylonienne au début du 3e siècle av. J.-C., Bérose, prêtre du dieu Bêl-Marduk de Babylone, attribue à Nabuchodonosor II la construction de jardins suspendus à Babylone. Le roi aurait ordonné la réalisation de ces somptueux jardins en terrasse pour son épouse. Le fait est repris et enjolivé par Diodore de Sicile au 1er siècle av. J.-C., puis par Flavius Josèphe qui, citant Bérose, écrit (Contre Apion, XIX, 140-141) : « Après avoir fortifié la ville d’une façon remarquable et décoré les portes d’une façon digne de leur sainteté, (Nabuchodonosor) construisit auprès du palais de son père un second palais attenant au premier (…) Dans cette résidence royale il fit élever de hautes terrasses de pierre, leur donna tout à fait l’aspect des collines, puis, en y plantant des arbres de toute espèce, il exécuta et disposa ce qu’on appelle le parc suspendu, parce que sa femme, élevée dans le pays mède, avait le goût des sites montagneux. » La description de ces « jardins suspendus » a fasciné des générations d’artistes qui ont donné libre cours à leur imagination.

Voici à présent la description qu’en fait Strabon, géographe grec du Ier siècle, dans son livre Geographie, tome XVI.

La liste des 7 merveilles du monde a mis en valeur des monuments hors-normes par leurs beautés, leurs exploits techniques, leurs particularités dans le monde antique. Les jardins suspendus de Babylone présentent des caractéristiques identiques à ceux des grands parcs paysagers assyriens et perses, mais leur singularité réside dans l’infrastructure architecturale qui les supporte. Il n’existe rien de tel dans les sources du Proche-Orient, ce qui met en avant deux hypothèses :

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Pas de traces archéologiques, le principal historien de l’époque qui n’en parle pas, des auteurs grecs anciens douteux : Les jardins de Babylone ont-ils réellement existé ?

Un commentaire pour “Les jardins suspendus de Babylone se trouvaient à … Ninive !” Jasmine 10.02.2018 20:01 Répondre | Permalink

Propositions sur l’aspect des jardins et les techniques mises en œuvre[modifier | modifier le code]

Pour D. Stevenson, les jardins suspendus étaient un édifice autonome peut-être relié au Palais sud. Il les situe au sud du site des palais, sur les ruines d’un monticule de date inconnue qui n’a pas été fouillé[24]. Reade a également retenu comme candidat potentiel le site de Tell Babil, au nord de Babylone, où se trouvait un palais royal, mais il admet que c’est un candidat peu satisfaisant[25]. Selon lui les meilleures propositions pour la localisation des jardins suspendus voire d’autres jardins royaux ayant pu exister à la même époque restent néanmoins dans les alentours des palais royaux principaux, sur le site du Kasr[26].

Les représentations du XXe siècle se basent essentiellement sur celle de Koldewey qui fait foi. Il faut dire qu’il était un spécialiste du monument. La plupart sont donc similaires et lui adjoignent, de-ci de-là, quelques nouveautés dont, par exemple, le système d’alimentation en eau qui n’avait pas été représenté au XIXe siècle. D’ailleurs cet ajout met en avant l’inadéquation entre cette alimentation en eau et les possibilités réelles de le faire, et ça a jeté en partie le discrédit sur le travail de Koldewey. Mais en l’absence de preuve, il continua à être une référence en la matière. Totues ces – rares – modifications reflètent surtout le manque de documentation sur lequel s’appuyer pour étayer des nouvelles hypothèses.

Le premier à avoir proposé une localisation argumentée par des données de fouilles est Robert Koldewey, le directeur des campagnes allemandes qui ont dégagé les principaux bâtiments de Babylone lors d’une série de campagnes archéologiques à Babylone entamée en 1899[20]. Selon lui, les jardins suspendus étaient localisés dans une construction du Palais sud, le bâtiment voûté, situé au nord-est de l’édifice près du mur d’enceinte intérieur. Cette identification s’appuie sur la présence de 14 chambres voûtées, de murs épais pouvant supporter une construction lourde, ainsi que de trois puits juxtaposés ayant pu servir pour une machine hydraulique importante alimentant les jardins. Cette identification est désormais rejetée, cet édifice étant plutôt identifié comme un magasin ou une sorte de prison sur la base des tablettes qui y ont été retrouvées. Il est trop petit par rapport aux descriptions antiques, trop éloigné de l’Euphrate, et situé dans une partie du palais réservée à l’administration ce qui se raccorde mal à sa fonction de jardin d’agrément pour le roi. Le dossier a été relancé plusieurs décennies après par D. Wiseman a proposé à son tour une localisation des jardins suspendus reposant sur une analyse poussée des sources écrites et archéologiques disponibles[21]. Il les situe sur et au nord de la « Forteresse occidentale », bâtiment aux murs épais et de dimensions au sol d’environ 110 × 230 mètres, construit sur le bord de l’Euphrate au temps de Nabuchodonosor II. Il semble en mesure de supporter une construction sur terrasses, mais Wiseman ne se limite pas à celle-ci, puisqu’il restitue un vaste complexe en amphithéâtre ouvrant sur un parc plat. Elle est ainsi reliée au Palais nord, résidence principale de Nabuchodonosor. Les jardins seraient irrigués par des eaux apportées depuis un vaste réservoir (la « Fortesse orientale »). Cette localisation semble séduire d’autres auteurs (Nagel, Hrouda), mais elle suscite aussi des objections[22]. Selon D. Stevenson, l’emplacement pourrait avoir été recouvert par l’Euphrate à l’époque néo-babylonienne, et sinon exposé aux vents du désert venant du nord. De toute manière le fait qu’il y ait eu de la place disponible pour le parc à l’endroit où il est situé n’est pas prouvé. De plus les jardins ne ressembleraient pas à des jardins surélevés mais plus à un parc du type des paradis perses, la solution pour l’irrigation n’est pas vraiment concluante. Pour Reade, le meilleur emplacement candidat est la seule Forteresse occidentale (en admettant des objections possibles)[23].

L’acheminement de l’eau vers les jardins en hauteur est un autre point intéressant des récits. Philon, le plus intéressé par les aspects techniques de l’édifice, décrit longuement le système des canaux servant à irriguer le parc. Strabon reste le seul à décrire clairement le moyen par lequel l’eau est élevée, à savoir une vis d’Archimède, actionnée par des humains, qui semble se retrouver dans l’évocation d’un système de conduits et de spirales chez Philon. Suivant Strabon et Diodore, l’eau provient de l’Euphrate. Cela servirait à faire vivre des jardins luxuriants, où sont plantés de grands arbres d’espèces très variées.

Les descriptions des jardins suspendus, une fois comparées, ne sont pas toujours cohérentes même si certaines informations sont concordantes, d’autant plus que l’interprétation de leur vocabulaire pose parfois problème. Même si les récits reposent beaucoup sur des sources originales identiques, il y a quelques divergences. La localisation des édifices est plus ou moins précise, mais il est manifeste qu’ils sont dans un secteur palatial, décrit comme une citadelle, ce qui correspond bien au secteur du Kasr du site de Babylone, d’autant plus que Diodore et Strabon ajoutent la proximité de l’Euphrate[13].

Ce jardin, immense carré de 4 plèthres de côté, se compose de plusieurs étages de terrasses supportées par des arcades dont les voûtes retombent sur des piliers de forme cubique. Ces piliers sont creux et remplis de terre, ce qui a permis d’y faire venir les plus grands arbres. Piliers, arcades et voûtes ont été construits rien qu’avec des briques cuites au feu et de l’asphalte. On arrive à la terrasse supérieure par les degrés d’un immense escalier, le long desquels ont été disposées des limaces ou vis hydrauliques, destinées à faire monter l’eau de l’Euphrate dans le jardin, et qui fonctionnent sans interruption par l’effort d’hommes commis à ce soin.

A.486+ = A.486+M.5319 : accueil, par Hammurabi, de mille Bédouins conduits depuis Mari par le général Bahdi-Addu et installés à Babylone puis accueillis dans le jardin pour un repas et une parade militaire[36].

A.2475+ = ARM 26/2 366 : accueil, par Hammurabi, de mille soldats de Kazallu, installés, lors de leur arrivée à Babylone, dans un jardin dit la « palmeraie de Dilmun », pour un repas et des présents[37].

La première tentative sérieuse de reconstitution des jardins de Babylone date de 1814, on la doit à J. Rondelet. Ce dernier les représente dans son livre “L’art de bâtir” (Paris, 1814). Cette reconstitution permet de vérifier que les témoignages antiques sont d’une fiabilité correcte quoi que partielle, et qu’ils sont suffisants pour esquisser le monument. En 1899 Koldewey réalise une série de campagnes de fouilles sur le site de Babylone et découvre l’emplacement des jardins. Malheureusement pour lui il est démenti un peu plus tard, les ruines étant bien celles de Babylone mais pas celle des jardins suspendus. L’espoir qui a été suscité pendant ce cours laps de temps a permis aux archéologues du monde de croire qu’il est possible de retrouver des vestiges même si ils sont hypothétiques, ce fut d’ailleurs confirmé par les découvertes – peu de temps avant – pour le temple d’Artémis ou le mausolée d’Halicarnasse, tout deux mis à jour par des archéologues britanniques.

Là aussi il est assez difficile de reconstituer les jardins. Pour le faire il faut se fier à Philon de Bysance et Diodore, deux auteurs antiques qui les ont décrits. Hélas, leurs témoignages ne concordent pas vraiment. D’autres documents décrivent également ces jardins, ils permettent d’améliorer l’idée que l’on s’en fait, mais comme tous ne disent pas la même chose il est probable que la vérité soit un peu un mélange de tout ça.

Les jardins suspendus de Babylone sont un édifice antique, considéré comme une des Sept Merveilles du monde antique. Ils apparaissent dans les écrits de plusieurs auteurs grecs et romains antiques (Diodore de Sicile, Strabon, Philon d’Alexandrie, etc.), qui s’inspirent tous de sources plus anciennes disparues, dont le prêtre babylonien Bérose. C’est à ce dernier que l’on doit l’histoire de la construction de ces jardins par Nabuchodonosor II afin de rappeler à son épouse, Amytis de Médie, les montagnes boisées de son pays natal.

Si on se pose encore cette question de nos jours c’est qu’il existe de gros doutes sur leurs existences. La première raison pour laquelle il est possible qu’ils n’aient jamais existé est que les recherches archéologiques entreprises n’ont rien rapportées alors que d’autres bâtiments de Babylone, comme les remparts ou le grand palais ont parfaitement été identifiés. De plus ces fouilles ont couverts une grande surface de l’antique cité et il reste peu d’endroits où ces jardins pourraient être. Autre argument, le témoignage d’Hérodote : Ce haut personnage a vécu au Ve siècle avant JC, il est considéré comme le premier historien de l’humanité, au sens où ce fut le premier à s’intéresser à l’histoire des civilisations le précédent. Il a écrit quelques livres d’histoire mais aussi de géographie, sans se limiter au monde qui l’entourait. Grand voyageur, il connaissait bien Babylone pour s’y être établit un temps. Si une personne était à même de décrire les jardins, ça aurait été lui, mais bizarrement son récit de la visite de la ville ne décrit à aucun moment ces jardins qui auraient pourtant dû être parmi les principaux monuments à être cité.

Héritiers de la tradition littéraire gréco-romaine, plusieurs artistes et savants de l’Europe ont été inspirés par les récits relatifs à Babylone, mais ont été beaucoup plus marqués par le mythe de la Tour de Babel venant de la Genèse que par les descriptions des Jardins suspendus[16]. Du reste, comme dans les textes antiques ce monument n’apparaît qu’au sein d’une description de la ville de Babylone qui est la véritable merveille qui intéresse les artistes. Ses murailles sont également perçues comme une merveille. Les représentations des jardins sont de ce fait peu nombreuses, et jamais isolées. À l’époque moderne, ils figurent dans les représentations de Babylone par l’artiste hollandais Maarten van Heemskerck (XVIe siècle)[17] et par le savant allemand Athanasius Kircher (XVIIe siècle)[18], largement inspirées de certaines descriptions d’auteurs antiques pour l’aspect général de l’édifice, reprennent cependant des formes architecturales de leur temps, notamment le baroque pour le second. En 1814, dans son ouvrage L’art de bâtir, l’architecte français Jean-Baptiste Rondelet cherche à donner une représentation plus documentée et réaliste de l’édifice, appuyée sur l’analyse de quelques fragments de briques ramenés de sites de Babylonie, ce qui lui permet de proposer une tentative de reconstitution qui s’approche de celles des archéologues du siècle suivant[18]. Après la redécouverte des premiers sites archéologiques mésopotamiens à partir du milieu du XIXe siècle, les artistes peuvent proposer des représentations de Babylone et de ses monuments inspirées par les publications scientifiques, mais comme pendant longtemps ils ne disposent que de sources artistiques et architecturales assyriennes ce qu’ils proposent est peu en accord avec ce que vont révéler les fouilles de Babylone, qui permettent alors des discussions sur les Jardins suspendus appuyées sur de la documentation provenant de leur site supposé, menées par des spécialistes du sujet[19].

Flavius Josèphe était un historiographe romain du Ier siècle, il fit dans un ouvrage une courte description des jardins de Babylone à partir d’un écrit de Bérose, un prêtre chaldéen babylonien ayant vécu au IVe siècle avant JC et ayant écrit “Babyloniaca”, un livre racontant l’histoire de la ville jusqu’à Nabuchodonosor. Ce livre antique est perdu, il ne nous est parvenu que par des citations d’auteurs plus récents.

Toujours est-il que si ils ont existé, et on va supposer que se soit le cas, ils sont sensés avoir été dans la ville de Babylone, une ville antique dont les ruines sont actuellement en Irak, à 100Kms au Sud de Bagdad, près de la ville d’Hilla. On est ici en plein coeur de la Mésopotamie, le long de l’Euphrate. C’est la plus orientale des Sept merveilles du monde antiques, la seule qui ne soit ni égyptienne, ni grecque. Sa présence dans la liste est dû à sa grande beauté tout comme à l’exploit technique qui a permit de monter l’eau nécessaire aux jardins en hauteur, alors que pour les autres merveilles, c’est la plupart du temps simplement leurs majestuosités qui leurs permet d’être sur la liste.

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Lors de la redécouverte et des fouilles de Babylone (dans le sud de l’Irak actuel) au début du XXe siècle, l’emplacement des jardins suspendus a été cherché. Mais alors que les autres constructions mythiques de la ville (Tour de Babel/ziggurat, murailles, palais royaux) ont été retrouvées par l’archéologie et la traduction des inscriptions anciennes, cela n’a pas été le cas des jardins. Les chercheurs contemporains ont donc émis diverses propositions : certains ont cherché à localiser les emplacements possibles des jardins suspendus dans la ville, tandis que d’autres ont remis en cause leur existence, les situant dans une autre ville (Ninive) ou les reléguant au rang d’invention développée par des auteurs antiques à partir des jardins royaux babyloniens.

On ignore également pourquoi et quand ces jardins ont été détruits. Ca fait bien peu d’informations, et c’est une des raisons pour lesquels ont peu mettre en doute leurs existences.

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Les fouilles et les recherches récentes : une localisation débattue[modifier | modifier le code]

Voir aussi une autre description des jardins, plus complète.

Les études de Wiseman, Stevenson et Reade se sont accompagnées de descriptions plus précises de l’aspect des édifices, reposant sur la combinaison des descriptions des auteurs Grecs et Romains et des connaissances sur les techniques de construction et d’irrigation babyloniennes. L’élévation se fait pour les trois auteurs suivant un aspect rappelant celui des ziggurats, à savoir une succession de terrasses superposées en recul les unes par rapport aux autres. Pour Wiseman, les jardins ont l’aspect général d’un amphithéâtre bordé par deux jardins en terrasse au sud et à l’est, descendant vers un jardin au sol[21]. Seule une partie du parc serait suspendue. Pour Reade, les jardins seraient situés sur le seul Fort occidental, plus en accord avec les dimensions données par les auteurs grecs (entre 105 et 115 mètres de côté). L’édifice est fermé sur lui-même, coupé de l’extérieur par des murs alors que les terrasses sont situées plutôt sur deux côtés et se font face descendent vers une esplanade par où se fait l’accès depuis le palais[27]. Pour Stevenson, qui est partisan d’un édifice carré isolé des palais royaux, les jardins suspendus sont constitués de cinq terrasses superposées, descendant sur deux côtés opposés vers l’extérieur et non l’intérieur à la différence des deux autres propositions[28]. Cet auteur, qui a longuement étudié les alternatives de moyens d’élévation de l’eau, est partisan de roues élévatrices à eau et non de vis d’Archimède malgré la description de Strabon, car cette technique n’est pas connue à l’époque de Nabuchodonosor II[29]. Mais une source assyrienne semble décrire un tel procédé, qui aurait donc été possible pour les jardins babyloniens[30].

Les jardins suspendus de Babylone n’ont jamais pu être identifiés avec certitude sur le site. Aucun texte babylonien ne les évoque, si l’on excepte le cas de Bérose. Il est frappant qu’aucune inscription de fondation de Nabuchodonosor II ne mentionne cet édifice, alors que les autres édifices majeurs de Babylone évoqués dans les sources classiques sont attestés dans les textes cunéiformes. Ce fait a pu être utilisé pour justifier un scepticisme quant à l’existence réelle de ces jardins, voire une négation de leur existence. Pour autant, il est erroné de dire que l’archéologie a proposé des localisations possibles sur place. Du fait de la nature des ruines de Babylone, une telle construction ne peut avoir survécu aux outrages du temps car les parties hautes des bâtiments ont disparu depuis l’Antiquité. En revanche, les analyses des données des fouilles du site combinées à celles des sources antiques, qui sont plus crédibles qu’on ne le suppose parfois, permettent de proposer plusieurs emplacements possibles pour les jardins suspendus de Babylone.

Comme les archéologues n’ont pas trouvé de traces des jardins de Babylone il est impossible de les situer exactement, mais les fouilles archéologiques entreprises sur le site de l’antique Babylone ont montré qu’ils pourraient être sur les deux sites indiqués en vert sur cette carte. Malheureusement rien n’est simple avec cette merveille du monde, et ces deux suppositions sont battues en brèche par le fait que si la petite zone était bien construite de colonnes voûtées, elle est trop petite pour avoir été l’emplacement de ces jardins. Quand à la 2e supposition elle est tentante mais correspondrait plus à un jardin palatial classique.

Ou cette infrastructure est une invention des auteurs classiques, qui se basaient sur des bâtiments modestes et, pour des raisons propres à eux, les ont transformé dans le monument que l’on connait de nos jours, Ou elle est avérée est dans ce cas il s’agit d’un cas unique, une spécificité qui méritait d’être dans la liste des 7 merveilles du Monde.

Les représentations Durant le XIXe siècle : Rondelet

Les jardins de Babylone, gravure sur bois de Sidney Barclay, reproduite dans Augé de Lassus, Voyage aux Sept merveilles du monde, 1880.

Notes et références[modifier | modifier le code] Notes[modifier | modifier le code] Références[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code] Béatrice André-Salvini et Sébastien Allard (dir.

), Babylone, Paris, Hazan / Musée du Louvre, 2008 Irving J. Finkel, « Les jardins suspendus de Babylone », dans Peter Arthur Clayton et Martin Jessop Price (dir.), Les Sept Merveilles du monde, Paris, Gallimard, coll.

 « Le Promeneur », 1993 (ISBN 978-2-07072-716-2), p. 35-50 Marie-Françoise Besnier, « Les archéologues à la recherche d’un mythe : les découvertes des jardins suspendus de Babylone », dans Éric Perrin-Saminadayar (dir.

), Rêver l’archéologie au XIXe siècle : De la science à l’imaginaire, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2001 (ISBN 978-2-86272-222-1), p. 297-321 (en) Donald John Wiseman, « Mesopotamian Gardens », Anatolian Studies, vol.

 33,‎ 1983, p. 137-144 (en) D. W. W. Stevenson, « A Proposal for the Irrigation of the Hanging Gardens of Babylon », Iraq, vol. 54,‎ 1992, p. 35-55 (en) Stephanie Dalley, « Ancient Mesopotamian Gardens and the Identification of the Hanging Gardens of Babylon Resolved », Garden History, vol.

 21, no 1,‎ 1993, p. 1-13 (en) Stephanie Dalley, « Nineveh, Babylon and the Handing Gardens », Iraq, vol. 56,‎ 1994, p. 45-58 (en) Julian Reade, « Alexander the Great and the Hanging Gardens of Babylon », Iraq, vol.

 62,‎ 2000, p. 195-217 (en) Karen Polinger Foster, « The Hanging Gardens of Nineveh », Nineveh: Papers of the XLIXe Rencontre Assyriologique Internationale: London, 7-11 July 2003, Iraq, vol. 6,‎ 2004, p.

 207-220 (en) Stephanie Dalley, The Mystery of the Hanging Garden of Babylon : An Elusive World Wonder Traced, Oxford, Oxford University Press, 2013 (ISBN 978-0-19-966226-5) Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les jardins suspendus de Babylone, l’une des sept merveilles du monde, vantée par les auteurs de langue grecque, ont longtemps intrigué les spécialistes des textes cunéiformes et les archéologues ayant eu la chance de fouiller le site car ni les uns ni les autres n’y ont trouvé des indices de leur existence. Des travaux de l’assyriologue britannique Stéphanie Dalley laissent à penser que les Grecs se sont trompés et que ces jardins se situaient en fait à Ninive.

Avec de tels textes anciens il semble impossible de mettre en doute l’existence de ces jardins, mais a y regarder de plus près on peut se estimer que ces auteurs ont ajouté des passages sur les jardins de Babylone alors que les auteurs sur lesquels ils se basaient n’en faisait pas mention. C’est plausible pour plusieurs raisons : Clitarque, l’auteur de la biographie d’Alexandre le Grand ayant servi de base à Diodore de Sicile aurait pu les inventer sur la base de jardins royaux existants réellement. Les auteurs grecs antérieurs à Quinte Curce sont peu crédibles.

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Et c’est justement leurs emplacements qui sont à l’origine d’une polémique récente. Et si les traces archéologiques n’ont pas encore été trouvé parce qu’ils ne sont tout simplement pas là où on les cherche ? Et si les jardins de Babylone n’étaient pas à Babylone ? C’est la thèse de l’assyriologue Stéphanie Dalley d’Oxford qui a étudié le problème et a situé les jardins à Ninive, plus au Sud.

Le texte de Sennacherib décrit la vis d’Archimède d’après la spirale du stipe du palmier dattier.

Pourtant, ces fameux jardins n’ont pas laissé de traces. La proposition de R. Koldewey, qui explora le site de Babylone entre 1899 et 1917, de les situer sur le toit d’un bâtiment vouté faisant partie du palais sud. Mais cette hypothèse n’est pas plus étayée que toutes celles qui ont suivi. Les inscriptions royales babyloniennes n’offrent aucune description qui aurait pu correspondre à ces jardins, interprétés comme de monumentales terrasses végétales.

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Il faut enfin retenir le fait que les descriptions des auteurs gréco-romains s’intéressent généralement à la ville de Babylone en tant que véritable mégapole antique, et mettent l’emphase sur un autre de ses monuments, à savoir ses murailles dont la taille est mythifiée (22 mètres d’après Diodore et Strabon, 100 mètres d’après Hérodote)[10], autant voire plus que sur les jardins suspendus. Ceux-ci sont certes passés à la postérité comme la « merveille » de Babylone par le succès de la liste de Philon, mais ils n’ont pas spécifiquement retenu l’attention des descriptions antiques de la cité si on en juge par le peu de mentions dont ils font l’objet[11].

La thèse de l’erreur d’emplacement est tout à fait possible, elle est étayée par la supposition que les jardins suspendus ont été localisés à Babylone en raison du statut particulier de la ville dans la littérature antique, symbole de l’Orient et résidence de figures légendaires. Dès lors, à cause de la déformation dans la transmission du souvenir des jardins royaus assyriens, ceux-ci auraient été “implantés” à Babylone, ville prestigieuse dont on a gardé le souvenir plutôt que dans une ville complètement oubliée.

 merveille du monde Jardins suspendus de Babylone Vue d’artiste des jardins suspendus de Babylone, XIXe siècle. Localisation Coordonnées 32° 32′ 08″ nord, 44° 25′ 39″ est Pays  Irak Ville Babylone Construction Date VIe siècle av.

J.-C. modifier 

Autre argument, les auteurs grecs anciens. C’est sur la base de leurs textes que Quinte Curce et Strabon ont écrit leurs descriptions. Or ces auteurs sont sujets à caution car ils vécurent dans des temps anciens où les écrits, rares, étaient faits sur la base de description orale pouvant facilement être détournée. De plus chaque civilisation voulant mettre en avant sa puissance, il est normal que les descriptions soient toujours exagérées. C’est le cas des remparts de Babylone par exemple, dont Hérodote estime la hauteur à 100m ce qui est architecturalement impossible.

Les zones fouillées des palais royaux du site du Kasr à Babylone et des emplacements possibles des Jardins suspendus.

Les tentatives de localisation des jardins suspendus à Babylone ont soulevé des interrogations quant à leur présence sur ce site. La principale proposition contestant la localisation de cette « merveille » dans cette ville est venue de Stéphanie Dalley de l’Institut oriental (en) de l’Université d’Oxford, qui a émis l’hypothèse suivant laquelle ils étaient en fait situés à Ninive[8], capitale de l’Assyrie, et rivale de Babylone avant que le père de Nabuchodonosor II, Nabopolassar, ne participe à sa destruction avec ses alliés Mèdes. La proposition de Dalley repose notamment sur le fait que certains auteurs grecs classiques confondent Ninive et Babylone (avant tout Ctésias), ce qui rendrait possible une confusion sur la localisation des jardins. De plus, alors que les jardins sont peu mentionnés dans les sources des rois babyloniens, celles de leurs homologues d’Assyrie les mettent souvent en avant, notamment Sennacherib lorsqu’il fait reconstruire et agrandir Ninive quand il l’élève au rang de capitale. Les Assyriens sont passés maîtres dans la confection des jardins d’agrément, et ont pu développer des jardins suspendus alimentés en eau notamment par des chadoufs[31]. Un bas-relief, conservé au British Museum, d’un palais de Ninive représente un jardin avec des arbres poussant apparemment sur une construction supportée par des arches, qu’il est difficile d’identifier, mais qui pourrait représenter une sorte de jardin suspendu (bien qu’il ressemble plus à une sorte d’aqueduc[Note 1],[32]). Dalley propose également de retrouver dans un texte de Sennacherib une mention d’un type de vis d’Archimède (à l’aide d’une métaphore évoquant le stipe du palmier dattier dont les cicatrices dessinent une spirale)[30], qui pourrait servir à élever de l’eau pour arroser des jardins suspendus, ce besoin en eau étant estimé à 300 tonnes par jour[33]. Selon elle, l’identification de jardins suspendus à Ninive invalide celle de ces jardins à Babylone. Pour autant, même s’il existe des indices textuels et artistiques attestant la possibilité de la construction de jardins suspendus à Ninive, ils ne sont pas décisifs[34]. Et le fait qu’il y ait eu des jardins suspendus dans cette ville n’exclut pas la possibilité qu’il y en ait eu à Babylone, d’autant plus que les Babyloniens ont repris plusieurs traditions de la royauté assyrienne[35].

Le jardin nécessitait probablement beaucoup d’eau. Celle-ci était amenée par un système mécanique (toujours à prendre au conditionnel, ce n’est pas sûr). Selon Strabon il s’agirait d’une vis sans fin actionnées par des hommes. L’eau arrivait de l’Euphrate par un ingénieux système de canalisations.

Pourquoi parle t-on de “jardins suspendus” de Babylone ? Auraient-ils été réellement suspendus ?

En 2013, Stephanie Dalley a publié une enquête passionnante à l’issue de laquelle elle propose de situer ces jardins à Ninive où ils auraient été aménagés par le roi Sennachérib au début du 7e siècle av. J.-C.[1]. Cette conclusion repose sur toute une série d’observations. Ces jardins sont absents des écrits d’Hérodote qui décrit pourtant longuement la vie des habitants de Babylone et apparaissent seulement dans les textes d’époque hellénistique et romaine. Or les Grecs ont fréquemment confondu les deux mégapoles qu’étaient Ninive et Babylone, respectivement capitales des empires assyrien et babylonien. Dans ses inscriptions Sennacherib (704-681), roi néo-assyrien, évoque sa nouvelle résidence, le « Palais-sans-rival », et les jardins qui le bordent ainsi : « J’ai planté à ses côtés un jardin botanique, une réplique du mont Amanus, qui a toutes sortes de plantes aromatiques (et) d’arbres fruitiers (…) Pour rendre luxuriantes ces surfaces plantées, j’ai creusé avec des pics un canal droit à travers la montagne et la vallée, depuis la frontière de la ville de Kisiru jusqu’à la plaine de Ninive. J’y ai fait couler un flot inépuisable d’eau sur une distance d’un kilomètre et demi depuis la rivière Husur (et) j’ai fait jaillir (l’eau) dans ces jardins par les canaux d’alimentation. »

Des jardins suspendus à Ninive ?[modifier | modifier le code]

Il existe quelques autres textes sur lesquels se baser : Celui du géographe Strabon (Au Ier siècle avant JC) dans son ouvrage “Géographie” dans lequel il décrit les jardins à partir d’auteurs grecs, celui de Quinte Curce, un historien romain du Ier siècle, qui lui aussi a écrit une description des jardins de Babylone dans son livre “Histoire d’Alexandre” (Description issue de textes grecs antérieurs), et enfin Philon de Bysance, qui a listé les 7 merveilles du Monde dans son ouvrage “De septem orbis spectaculis”. Il vécut au IIIe siècle avant JC.

Les données des textes antiques[modifier | modifier le code] Les sources écrites[modifier | modifier le code]

Découvrir Emplacements FAQ Palatinus 398 van Heemskerck (Peintre) Strabon (Géographe)

Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) a laissé dans sa Bibliothèque historique la description la plus détaillée des jardins, qui aurait été reprise à partir de la biographie d’Alexandre le Grand laissée par Clitarque d’Alexandrie (autour de 300 av.

J.-C.), qui aurait visité Babylone, ou des écrits de Ctésias de Cnide qui a été médecin à la cour perse et a donc aussi résidé dans la ville[1]. La source jugée comme la plus fiable par les partisans de l’existence des jardins suspendus est la courte citation de Bérose par Flavius Josèphe au Ier siècle dans Contre Apion et les Antiquités juives[2].

Bérose étant un prêtre originaire du grand temple de Babylone qui a rédigé un ouvrage très bien informé, les Babyloniaka, pour mieux faire connaître sa civilisation d’origine aux Grecs, il peut être considéré que le fait qu’il mentionne les jardins rend leur existence incontestable.

Néanmoins, le passage cité a été remis en question : il ne s’agit pas d’une citation directe de Bérose, car Flavius Josèphe ne connaît cet auteur que par un résumé, celui d’Alexandre Polyhistor, et la mention des jardins suspendus aurait pu être ajoutée par ce dernier d’après la description de Clitarque[3].

Mais une précision comme la mention de Nabuchodonosor II en tant que constructeur des jardins plaiderait pour l’attribution à Bérose qui aurait pu avoir accès à des sources babyloniennes inconnues des chercheurs actuels[4].

L’historien romain Quinte Curce dans son Histoire d’Alexandre (Ier siècle) a rédigé une description détaillée des jardins reprise d’auteurs grecs (Clitarque, Ctésias ou Diodore)[5]. Le géographe Strabon (Ier siècle av.

J.-C.-Ier siècle), lui aussi à partir d’autres sources grecques (dont Onésicrite ?), a écrit un long passage sur les jardins suspendus dans sa Géographie[6]. Enfin, la consécration des jardins suspendus en tant que « merveille du monde » vient de la liste laissée par Philon de Byzance dans son ouvrage De septem orbis spectaculis, dont la datation reste débattue, puisque si l’auteur a vécu au IIIe siècle av.

J.-C. certains passages de l’ouvrage qui lui est attribué auraient pu être rédigés aussi tard qu’au IVe siècle[7].

Les dictionnaires ont toujours été la principale sources d’informations avant l’invention d’Internet. Le Larousse, une institution en France, avait choisi en 1912 de publier ce dessin pour illustrer les jardins suspendus de Babylone.

D’après pluieurs descriptions les jardins étaient positionnés en l’air par des colonnades formant une voûte, au dessus de laquelle avait été disposée une couche de terre, puis les arbres et les plantes. On imagine le poids de l’ensemble… C’est d’ailleurs parce qu’ils devaient être extrêmement lourd que la description des voûtes de Strabon semble la plus plausible, les autres personnes parlant de ce monument indiquant plutôt un plafond plat, peu en accord avec les lois de la physiques.

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Philon livre plus une image des jardins de Babylone qu’une réelle description dans son ouvrage, “De septem orbis spectaculis”. Il parle d’un jardin flottant dans l’air, et c’est cette image qui s’est propagée à travers les âges pour parvenir jusqu’à nos jours. Au contraire Diodore fait plutôt une description analytique, quoi que partielle, du bâtiment.

Diodore de Sicile est un historien du Ier siècle avant JC qui reprit dans une biographie d’Alexandre le Grand la description des jardins de Babylone que Ctésias de Cnide écrivit dans son livre “Persica”. Mais des études récentes semblent indiquer que cette description est un ajout postérieur au texte de Ctésias, et que la source qui lui permit de l’écrire était la même que celle de Quinte Curce, les deux descriptions étant assez similaire.

Sources antiques[modifier | modifier le code] Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, II, 10, 1-6 [détail des éditions] : « Il y avait dans la citadelle le jardin suspendu, ouvrage, non pas de Sémiramis, mais d’un roi syrien postérieur à celle-ci : il l’avait fait construire pour plaire à une concubine.

On raconte que cette femme, originaire de la Perse, regrettant les prés de ses montagnes, avait engagé le roi à lui rappeler par des plantations artificielles la Perse, son pays natal. Ce jardin, de forme carrée, avait chaque côté de quatre plèthres ; on y montait, par des degrés, sur des terrasses posées les unes sur les autres, en sorte que le tout présentait l’aspect d’un amphithéâtre.

Ces terrasses ou plates-formes, sur lesquelles on montait, étaient soutenues par des colonnes qui, s’élevant graduellement de distance à distance, supportaient tout le poids des plantations ; la colonne la plus élevée, de cinquante coudées de haut, supportait le sommet du jardin, et était de niveau avec les balustrades de l’enceinte.

Les murs, solidement construits à grands frais, avaient vingt-deux pieds d’épaisseur, et chaque issue dix pieds de largeur. Les plates-formes des terrasses étaient composées de blocs de pierres dont la longueur, y compris la saillie, était de seize pieds sur quatre de largeur.

Ces blocs étaient recouverts d’une couche de roseaux mêlés de beaucoup d’asphalte ; sur cette couche reposait une double rangée de briques cuites, cimentées avec du plâtre ; celles-ci étaient, à leur tour, recouvertes de lames de plomb, afin d’empêcher l’eau de filtrer à travers les atterrissements artificiels, et de pénétrer dans les fondations.

Sur cette couverture se trouvait répandue une masse de terre suffisante pour recevoir les racines des plus grands arbres. Ce sol artificiel était rempli d’arbres de toute espèce, capables de charmer la vue par leur dimension et leur beauté.

Les colonnes s’élevaient graduellement, laissaient par leurs interstices pénétrer la lumière, et donnaient accès aux appartements royaux, nombreux et diversement ornés. Une seule de ces colonnes était creuse depuis le sommet jusqu’à sa base ; elle contenait des machines hydrauliques qui faisaient monter du fleuve une grande quantité d’eau, sans que personne pût rien voir à l’extérieur.

Tel était ce jardin qui, comme nous l’avons dit, fut construit plus tard. » Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, X, 226-227 [détail des éditions] Flavius Josèphe, Contre Apion, I, XIX, 141 : « Dans cette résidence royale, il fit élever de hautes terrasses de pierre, leur donna tout à fait l’aspect des collines, puis, en y plantant des arbres de toute espèce, il exécuta et disposa ce qu’on appelle le parc suspendu, parce que sa femme, élevée dans le pays mède, avait le goût des sites montagneux.

 » Strabon, Géographie, XVI, I, 5 [détail des éditions] : « Babylone est située, elle aussi, dans une plaine. Ses remparts ont trois cent soixante-cinq stades de circuit, trente-deux pieds d’épaisseur et cinquante coudées de hauteur dans l’intervalle des tours, qui elles-mêmes sont hautes de soixante coudées.

Au haut de ce rempart on a ménagé un passage assez large pour que deux quadriges puissent s’y croiser. On comprend qu’un pareil ouvrage ait été rangé au nombre des Sept Merveilles du monde, et le Jardin suspendu pareillement.

Ce jardin, immense carré de quatre plèthres de côté, se compose de plusieurs étages de terrasses supportées par des arcades dont les voûtes retombent sur des piliers de forme cubique. Ces piliers sont creux et remplis de terre, ce qui a permis d’y faire venir les plus grands arbres.

Piliers, arcades et voûtes ont été construits rien qu’avec des briques cuites au feu et de l’asphalte. On arrive à la terrasse supérieure par les degrés d’un immense escalier, le long desquels ont été disposées des limaces ou vis hydrauliques, destinées à faire monter l’eau de l’Euphrate dans le jardin, et qui fonctionnent sans interruption par l’effort d’hommes commis à ce soin.

L’Euphrate coupe en effet la ville par le milieu. Sa largeur est d’un stade et le jardin suspendu le borde. » Quinte-Curce, Histoire d’Alexandre, V, I, 32-35 : « (32) Au-dessus de la citadelle sont ces jardins suspendus, merveille devenue célèbre par les récits des Grecs; ils égalent en élévation le sommet des murailles, et doivent un grand charme à une foule d’arbres élevés et à leurs ombrages.

(33) Les piliers qui soutiennent tout l’ouvrage sont construits en pierre: au-dessus de ces piliers est un lit de pierres carrées fait pour recevoir la terre que l’on y entasse à une grande profondeur, ainsi que l’eau dont elle est arrosée.

Et telle est la force des arbres qui croissent sur ce sol créé par l’art, qu’ils ont à leur base jusqu’à huit coudées de circonférence, s’élancent à cinquante pieds de hauteur, et sont aussi riches en fruits que s’ils étaient nourris par leur terre maternelle.

(34) D’ordinaire le temps, dans son cours, détruit, en les minant sourdement, les travaux des hommes et jusqu’aux œuvres de la nature ; ici, au contraire, cette construction gigantesque, pressée par les racines de tant d’arbres et surchargée du poids d’une si vaste forêt, dure sans avoir souffert aucun dommage : c’est que vingt larges murailles la soutiennent, séparées les unes des autres par un intervalle de onze pieds, de telle sorte que, dans le lointain, on dirait des bois qui couronnent la montagne où ils sont nés.

(35) La tradition rapporte qu’un roi de Syrie, qui régnait à Babylone, entreprit ce monument par tendresse pour son épouse, qui, sans cesse regrettant l’ombrage des bois et des forêts dans ce pays de plaines, obtint de lui d’imiter, par ce genre de travail, les agréments de la nature.

 » (Pseudo-)Philon de Byzance, Des Sept Merveilles du monde Sources cunéiformes[modifier | modifier le code]

Les descriptions plus ou moins détaillées des édifices sont moins concordantes, au-delà du dénominateur commun qui est la présence d’arbres plantés en hauteur[14]. D’après l’analyse des descriptions de Diodore, Strabon et Quinte Curce, il ressort que les jardins auraient au sol la forme d’un carré d’environ 120 mètres de côté. Diodore et Quinte Curce se rejoignent pour décrire un ouvrage aux murs épais propres à supporter le poids des jardins. Dans la description de Strabon, les piliers qui supportent l’édifice se rejoignent par des arcades voûtées. L’édifice est selon lui construit avant tout en briques, tandis que pour les autres auteurs la pierre occupe une place importante, ce qui est peu en accord avec les traditions architecturales babyloniennes.

L’archéologue allemand fit en 1918 une reconstitution des jardins suspendus basée sur sa connaissance issue des fouilles faites après plusieurs campagne sur le terrain. Il imagine un jardin au-dessus de la partie centrale d’un bâtiment accolé au palais babylonien. Au-dessous se trouvait 14 pièces voûtées servant de réserve car obscures, et au-dessus il émet l’hypothèse que – peut-être – un batiment se serait intercalé entre le sol et les jardins, une sorte d’étage supplémentaires qui aurait permit aux jardins d’être au même niveau que le rez-de-chaussée du palais. Il suppose que le corridor périphérique de colonnes de soutien aurait pu former une sorte de péristyle autour du jardin.

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Carte des emplacements possibles pour les jardins de Babylone.

Les jardins suspendus de Babylone sont un ensemble de jardins situé dans l’antique cité de Babylone, en Irak. Leurs beautés fait qu’ils ont été inscrits sur les listes antiques des merveilles du monde, et ils figurent de nos jours sur la liste canonique. Mais malgré leurs descriptions par diverses personnes faisant autorité, cette merveille du monde est la plus sujette à caution. Certains se demandent même si ils ont réellement existé, car si on a des traces archéologiques de la plupart des autres merveilles du monde, ou du moins des éléments tangibles attestant de leurs réalités, pour les jardins de Babylone, il est beaucoup plus difficiles d’en avoir des preuves.

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