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Rendu Intérieur Artistique Par Art Ann

Rendu Intérieur Artistique Par Art Ann Rendu Intérieur Artistique Par Art Ann

Certains dispositifs avec des tubes fluorescents (Bloodlust, 1989) suggèrent au mur un tableau monochrome alors qu’il ne s’agit que d’une ouverture découpée dans une cloison, donnant à la couleur des apparences de mirage.

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Behind the scenes – (Projections in the Forest) from 3hund on Vimeo.

Elle a combiné brouillard artificiel avec des faisceaux de lumière projetée par de puissants projecteurs, révélant une étoile lumineuse dans laquelle la lumière semble se solidifier.

 « Ceux qui travaillent dans la musique, la vidéo ou même le yoga privilégient soit l’esprit, soit le corps. Mon travail veut lier les deux, comme The Weather Project. Les visiteurs qui se couchaient sur le sol pour voir le soleil inonder les miroirs du plafond avaient accès à ces deux mondes. »

Pour son immatérialité tangible  et pour rappeler la culture  pop des panneaux publicitaires, le néon est vite devenu le matériau privilégié par les artistes conceptuels à partir des années soixante.

Le Temple de Lumière de Roden Crater sera l’apogée de l’œuvre de James Turrell.

Les espaces lumineux proposés se déploient, s’ouvrent et se ferment. Les murs se déforment, les ouvertures se creusent, se colorent.

Plus d’informations sur le projet : bioluminescent-forest.com

La technique photographique du light painting consiste à utiliser des sources de lumières mobiles ou fixes afin de peindre des formes lors de la prise de vue. Pendant plusieurs secondes voir minutes de temps de pose, le capteur de l’appareil photo enregistre les déplacements des lumières instantanément tout en intégrant la scène environnante.

Beauty, en 1993, est une des expérimentations qui l’ont fait connaître. Beauty consistait en un tuyau d’arrosage crevé par des trous duquel s’écoulait de l’eau. Ce tuyau était éclairé de manière à ce que sous certains angles, le spectateur voyait apparaître un arc-en-ciel.

Picasso fort intéressé par le procédé, a pris une lampe de poche et a commencé à tracer dans l’air des minotaures, des fleurs, et des figures humaines que le photographe a su saisir.

Douglas Wheeler, « Light Incasement », 1971. Néons, Plexiglas. 233 × 233 cm. Aix-la-Chapelle, Collection Ludwig, Ludwig Forum für Internationale Kunst. (Photo Stedelijk museum, Amsterdam)

Pour trouver le début du dossier sur la lumière dans l’art : la lumière dans l’art et dans tous ses états Part 1 et Part 2

Le dossier sur la lumière continue la semaine prochaine avec les matériaux de la lumière.

Musée du Quai Branly,architecte Jean Nouvel, lumières de nuit : Yann Kersalé, jardin : Gilles Clément.

MERZ Mario (1925-2003), Igloo de Giap, 1968, armature de fer, sacs plastique remplis de terre, néons, H: 120 cm, D: 200 cm

Puis, Lucio Fontana et Bruno Munari poseront les bases de cette nouvelle idée de la lumière comme langage artistique, idée que les artistes cinétiques développeront par la suite.

Faire surgir des volumes, reconstruire des espaces, tel est l’enjeu de Dan Flavin comme celui de James Turrell, dont les environnements mettent l’accent sur une dynamique spatiale.

Dan Flavin, Untitled (projet Marfa) (1996). Photo: temporaryartreview.com

Aussi en lien avec la lumière naturelle pouvons-nous parler de Walter de Maria attirant les foudres pourrait-on dire.

Cette œuvre est installée à Albuquerque au Nouveau-Mexique, Etats-Unis. Elle se compose de 400 mats d’acier poli répartis dans un rectangle de 1 km² et formant un plan horizontal. La hauteur des mats varie de 4m50 à 8m15 Pour accéder à l’œuvre, il faut être motivé : prendre rendez-vous, puis voyager en avion, en voiture, jusqu’à un point perdu du désert du Nouveau-Mexique. C’est un espace de contemplation artistique exceptionnel, suspendu à l’éventualité d’un événement qui fait la réputation de la région : la manifestation d’un éclair. On en compte une trentaine par jour à la bonne saison. Agissant comme autant de paratonnerres, les poteaux offrent aussi un spectacle changeant dans la lumière du soleil (ils sont presque invisibles en plein jour, enflammés au crépuscule). La dimension du paysage, la tension de l’attente, la solitude requise, tout amène à un effet très fort, au contact des éléments de la nature, dans ce petit exil volontaire.

(autre photographie), (Paris, France) Source : http://jdalbera.free.fr/musee_branly/pages/jardin_nuit.htm

Site-specific installation de Dan Flavin, 1996, Menil Collection

Inspirés par Denis Smith, Cameron Edser et Michael Richards, sont connus sous le nom de GooRoo Animations

Michel Séméniako est photographe et sculpteur. Il redessine le paysage, le recolore, la nuit arpentant villes et campagnes munit de lampes torche et de filtres colorés.

Ici la lumière révèle l’architecture tout en apportant la touche colorée d’un peintre et modifiant ainsi quelque peu la perception de ses volumes et reflets.

Installation permanente à Birmingham, Alabama par l’artiste Bill FitzGibbons. Rails de lumières LED. Le spectre de couleurs contraste et  illumine un tunnel de passage datant du 18ème siècle.  Cette œuvre s’éloignant du graphisme (dessin) nous l’attribuerons davantage à de la peinture de lumière plutôt qu’à du dessin.

Olafur Eliassonn, The Project Weather, 2003,  véritable reconstitution d’un coucher de soleil embrumé en plein coeur de l’institution londonienne.

Ses Diodes lumineuses portent des messages d’espoir, d’amour et de détresse… Elle écrit sur le paysage, lui apportant un supplément d’âme.

Walter De Maria, Lightning Field (1977). Photograph: John Cliett PR

Ils ont étudié l’algorithme des mouvements du robot, qui a révélé une série dignes de l’artistique !….

Les recherches d’Ann Veronica Janssens ont ainsi, au cours du temps, conduit l’artiste à expérimenter diverses modalités plastiques propres à perturber la perception : du miroitement des surfaces aux couleurs mouvantes de matériaux chimiquement sensibles à la lumière, en passant par les mélanges instables de matières et les effets hypnotiques de séquences lumineuses alternées.

e-cours-arts-plastiques Ressources pour enseigner et apprendre les arts plastiques

Peintures lumineuses de Roomba (aspirateur). Une LED colorée est attachée à un aspirateur qui erre pendant la durée d’une photographie en longue pose. Les photographes les plus entreprenants, comme le groupe de l’algorithme IBR à Braunschweig en Allemagne de l’université de technologie, ont créé des dessins en construisant des obstacles à ne pas dépasser pour les Roomba.

Dan Flavin, Untitled (en l’honneur de Harold Joachim) 3 (1977)

Olafur Eliasson propose lui aussi des expériences sensorielles à l’aide d’installations lumineuses avec des néons (The Light Shadow, 2005), des projections de lumières (Beauty, 1993), des brouillards colorés (Feelings are Facts, 2010) des prismes ou miroirs, etc. Nombre de ses environnements cherchent à produire artificiellement des phénomènes naturels. Comme ce dispositif installé en 2003 dans le Turbine Hall de la Tate Modern de Londres (The Weather Project) qui reproduit de façon spectaculaire le lever et le coucher du soleil dans une lumière qui irradie les spectateurs.

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« La perte de repères – notion négative s’il en est – quand elle a lieu dans le cadre d’une expérience artistique, permet au fond la connaissance de ses propres limites », Matthieu Poirier.

James Turrell Skyspace shoot at the Goldstein residence in Los Angeles.

« Ses installations explorent diversement la manière dont les propriétés physiques de la lumière peuvent être utilisées de manière à modifier notre perception de l’espace, des distances et des volumes », rappelle Charlotte Beaufort. James Turrell ne dit-il pas lui-même que « la perception est le médium » ?

C’est un tube néon d’environ 130 mètres de long emmêlés dans l’air léger fait penser à une version des dessins lumineux de Picasso mais de manière matérielle et permanente.

Le temps, celui de l’œuvre s’arrête en une image photographique ou se prolonge en films, en interventions éphémères.

Vues imprenables. Abbaye de Maubuisson, site d’art contemporain, Conseil général du Val d’Oise, 2003-2004, Antonella Bussanich, Agnès Caffier, Nicolas Moulin. Projections de diapositives

Le premier travail de la lumière est venu littéralement d’un cas de  sérendipité, une rencontre fortuite avec des effets perturbateurs : la visite du photographe de LIFE magazine, Gjon Mili, à Pablo Picasso dans son atelier à Vallauris dans le sud de la France, en 1949.

Il est célèbre pour son implication dans de nombreux projets In Situ et d’Expéditions-lumière : encéphalogramme lumineux de l’océan, détournements d’objets de haute technologie, intervention sur des ouvrages d’art ou des architectures mythiques. Les plus grands architectes font appel à lui, dont Jean Nouvel, pour lequel il conçoit les pulsations rouges de la verrière de l’Opéra de Lyon, la mise en lumière du musée du quai Branly à Paris, de la tour Agbar à Barcelone. S’élevant contre l’illumination brutale au sodium qui défigure les monuments, il crée à Nantes, à Rennes ou encore pour les installations portuaires de Saint-Nazaire, des fictions lumineuses, travail narratif sur l’âme et la mémoire des villes.

Tandis que Greens Crossing Greens (to Piet Mondrian who lacked green) (1966) explore la différence entre couleurs primaires en pigments et en lumière. « Commencée avec The Diagonal of May 25 – simple tube posé en diagonale contre un mur, sa recherche s’est employée à définir des espaces qui n’existent qu’en proportion de l’illumination qui en est faite ».

Cette œuvre, créée dans le désert d’Arizona aux Etats-Unis, fait partie du Land Art, courant artistique où la nature n’est plus représentée sur un support, mais est le support même de l’œuvre. On l’appelle « skyspace » car c’est une structure ouverte au plafond selon des angles précis. A certaines heures de la journée, et en fonction de la luminosité, le « skypace » donne la sensation à l’observateur de flotter au milieu de l’espace. Les pièces du Roden Crater ont été soigneusement conçues par Turrell pour procurer cette sensation, tout en offrant un point de vue idéal pour la contemplation de la voute céleste.

Joseph Kosuth, s’est approprié les néons, avec ses typiques phrases de néons, des mots qui laissent toujours un peu confus et dubitatif, il ramène aux concepts même, celui de l’art, celui du sens des mots…

La séquence de Fibonacci est traditionnellement utilisée dans l’art comme une composition pour guider l’œil tout au long de la pièce. Ici, cependant, elle est utilisée comme un moyen pour guider la tête à travers le passage du temps. La séquence de Fibonacci est également souvent présente dans la nature.

Dan Flavin, Greens crossing greens (to Piet Mondrian who lacked green)

Light Tornadoes, est une série de light painting aérien réalisé par le photographe Martin Kimbell, qui après avoir équipé un simple cerceau avec des LEDs, le lance dans les airs pour créer des tourbillons et vortex lumineux.

« En tant qu’artiste, je veux voir une exposition aussi par l’intermédiaire de mon corps. En art, on comprend physiquement ce qui arrive, sans passer par les mots. ».

Aujourd’hui il sera question d’espace. Nous verrons les dessins de lumière avec le light painting, les écritures de lumière et la lumière qui  redessine le paysage. Puis nous soulignerons que la lumière peut sculpter l’espace, redéfinir le paysage l’amplifier et le révéler autrement. Nous verrons aussi comment ressentir la lumière.

Les propriétés des matériaux (brillance, légèreté, transparence, fluidité) ou les phénomènes physiques (réflexion, réfraction, perspective, équilibre, ondes) sont ici questionnés dans leur capacité à faire vaciller la notion de matérialité.

Yann Kerzalé, mise en lumière du MUCEM, Marseille, http://www.mucem.org/fr/expoartiste/627

Il peut être aussi amusant de souligner qu’Elaine Sturtevant était elle-même artiste et s’est fait remarquer pour ses copies d’œuvres qu’elle n’appelait pas copie mais « répétition ».

Cette œuvre mérite d’être détaillée pour un travail transdisciplinaire et dans le cadre des EPI (nouveaux programmes 2016).

James Turrell, l’un des rares artistes à utiliser la lumière comme médium exclusif, mène depuis le début des années 1960 une réflexion sur la transformation de l’espace. La plupart de ses œuvres reposent sur la sensation d’espace infini procurée par une lumière diffuse, qui noie les contours, les formes et jusqu’aux angles des volumes construits. Le spectateur se retrouve littéralement « immergé » dans une lumière saturée de couleurs, dont la gamme chromatique va du violet au rouge le plus vif.

Les néons sont un matériau suffisamment malléables pour l’utilisation écrite.

Le Californien Doug Wheeler, perturbe notre vision de l’espace grâce à la lumière.

Martial Raysse, Peinture haute-tension 1965, 162,5 x 97,5 cm

Dan Flavin, comme d’autres artistes, utilise la lumière des néons pour remplacer les traits de pinceau sur la toile.

Dan Flavin, Intérieur de Santa Maria Annunciata à Chiesa Rossa. Milan, Italie.

Le langage de la lumière s’invoque aussi entre le naturel et l’artificiel, entre nature et culture. Il montre le contraste d’une société en plein essor technologique et la tension vers une nouvelle écologie de l’être, de l’environnement et de l’art.

En 1964, débute la série Made in Japan où il « détourne » des chefs d’œuvres de l’histoire de l’art (Ingres, Le Tintoret, Cranach, François Gérard) en leur donnant un aspect contemporain. Il utilise aussi la technique du flocage qui accroît l’effet de schématisation du visage féminin. (Peinture à haute tension, 1965). Le flocage est un procédé de recouvrement par projection. Il est utilisé en imprimerie pour réaliser des impressions sur divers supports.

Martial Raysse découvre les possibilités qu’offre le néon : « Le néon c’est la couleur vivante, une couleur par-delà la couleur… avec le néon, vous pouvez projeter l’idée de couleur en mouvement, c’est-à-dire un mouvement de la sensibilité sans agitation. »

Vous trouverez d’autres exemples de light painting dans la suite de l’exposé. C’est une technique assez usitée actuellement et depuis quelques années.

L’artiste et photographe américain Barry Underwood offre aux paysages naturels ses installations lumineuses. Dans les forêts, les collines ou à proximité des lacs et rivières, il transforme ces lieux et modifie la perception de l’espace grâce aux lumières et à ses effets photographiques.

Ce cratère, appartenant à un chapelet de vieux volcans et situé en Arizona (Etats-Unis), a été acquis par James Turrell en 1977. Son aménagement est en cours depuis lors… Aujourd’hui, le projet comprend une douzaine de constructions, presque enterrées et tournées vers des phénomènes astronomiques précis et des galeries. Un tunnel (ou couloir), aligné sur le point le plus au sud du coucher de la lune, relie les constructions entre elles. Chaque pièce renvoie à un repère céleste ou solaire différent. Concrètement, le volcan a été remodelé au bulldozer, de manière à l’amener à l’horizontale et à lui donner ce profil sur lequel glisse la lumière sans éclat (il paraît qu’à l’arrivée du jour, la lumière coule dans le fond du cratère…). Libre d’accès jusqu’alors, défendu par son seul isolement, l’ouvrage devient un lieu plus protégé au fur et à mesure de l’avancement des travaux. Une fondation veille sur le site.

Ainsi les lumières par leur radiation modifient le champ spatial.

Dan Flavin qui réalise en 1961 ses premiers Icons, tableaux bordés de tubes fluorescents, avant d’expérimenter les effets de la lumière colorée et de ses mélanges.

La démarche de Jenny Holzer trouve racine peut être dans la lignée des écritures de Barbara Kruger dont le travail propose un engagement plus incisif contre la société de consommation. Elle projette des phrases sur l’espace public, les architectures dévoilant ses messages.

Sa série de Fibonacci, est une progression numérique dans laquelle chaque nombre est la somme des deux précédents. L’œuvre brille dans l’obscurité et raconte l’histoire de la relation entre les mathématiques et la beauté.

L’ensemble de son œuvre explore les rapports entre nature et technologie. Il joue sur les effets de lumières, sur les variations de température, avec la densité de l’air…

Le travail de l’artiste à cette époque consiste à confronter des objets naturels et symboliques à des structures correspondant à des modèles mathématiques, œuvres dont l’igloo devient la forme emblématique (Igloo de Giap, 1968).

Olafur Eliasson réalise des installations ayant la particularité de mettre en évidence des phénomènes naturels. Il se distingue néanmoins de ses illustres ainés avec des mises en scènes au cœur de bâtiments industriels, de logements et dans les centres urbains.

« On retrouve chez James Turrell, Dan Flavin, Jesús-Rafael Soto ou Olafur Eliasson l’idée d’un “ bain commun ”, dans lequel la couleur irradiante plongerait les spectateurs, faisant de ces derniers des éléments supplémentaires de l’instabilité et de la visibilité de l’œuvre. À l’intérieur d’un de leurs environnements, on a la conscience de partager le même espace, le même air », observe Matthieu Poirier. Un « art relationnel », en somme.

Olafur Eliasson souhaite expérimenter plutôt que de réaliser des œuvres d’arts. Il transforme les éléments, s’amuse avec les sens des spectateurs, et les transforme en partie, en éléments de la sculpture et en concepts artistiques.

Ces nombreuses pistes devraient donner des idées lumineuses à la communauté des profs. Ne vous privez pas de partager vos expériences avec les élèves sur le sujet dans les commentaires… Les pratiques sont très ouvertes…

Cette pièce se rapporte directement au thème du temps. Elle montre le temps presque concrètement; étant plus proche d’une bande dessinée que d’autres œuvres, plus abstraites. Merz montre que le temps est une idée qui peut être ressentie et comprise plutôt que d’être un concept inobservable. Merz rend le temps tangible pour le spectateur. Il choisit spécifiquement un restaurant, un cadre familier.

Dans la lignée des photos de Picasso photographié par Gjon Mili, la technique du light painting (peinture de lumière) a pris une dimension en rapport avec l’évolution technologique. La lampe torche peut être remplacée par un écran portable  qui signe son appartenance à notre quotidien.

Bruce Nauman aussi qui avec le néon, en plus de figures humaines, transcrit ici une centaine de façons de vivre et de mourir.

Dan Flavin, Untitled (à Tracy, pour célébrer l’amour de toute une vie) (1992). Photo: guggenheim.org

Lien vers le site d’Agnes Caffier : http://www.agnescaffier.net/#/maubuisson-2003/3606959

Ann Veronica Janssens : La lumière pour transformer l’espace architectural, une immersion dans l’œuvre.

1951, Fontana conçoit une œuvre importante dans l’art de lumière : Signe lumineux , pendu dans l’escalier de la triennal de Milan.

Agnès Caffier est née en France en 1962. Son travail mêle nature, technologie et technique tout en gardant une dimension poétique. Sa formation de photographe lui fait appréhender la lumière avec un œil avisé et sensible, jouant des contrastes de matière et de lumière. 

Le projet Bioluminescent Forest est imaginé par les artistes Friedrich van Schoor et Tarek Mawad. Ils ont passé six semaines à créer de magnifiques et poétiques projections lumineuses dans la forêt, inspirées par les lumières nocturnes de la nature comme les lucioles ou les champignons bioluminescents. La lumière est mouvante, impulsion, respiration, flux…

A cette occasion, l’artiste a montré à Mili certaines expériences menées dans les années précédentes en attachant une petite ampoule à la chaussure d’un patineur et photographier la traînée de lumière comme un dessin dans l’espace.

Une des dernières œuvres de Flavin était l’éclairage pour une galerie vitrée (1996) à la Wissenschaftspark Rheinelbe (Rhénanie-Elbe Science Park) à Gelsenkirchen, Allemagne. L’arcade a été conçue par Uwe Kiessler; elle s’étend jusqu’à 300 mètres et relie neuf bâtiments.

Janne Parviainen, recrée de façon presque maniaque les éléments de pièces où chaque recoin est redessiné grâce à la ptechnique du light painting.

Côté science certains montrent des penchants artistiques, en témoigne une recherche menée à l’Université de  Braunschweig, en Allemagne. L’xpérience a consisté à monter des LED de couleur sur un aspirateur automatique.

L’éclairage naturel joue un rôle important sur notre humeur et la santé même, il n’est pas un secret qu’un temps ensoleillé nous rend plus heureux. Il est très intéressant de voir les artistes expérimenter avec la lumière artificielle avec l’intention de transporter le spectateur dans un autre endroit ou de créer une illusion d’optique afin de jouer avec notre état d’esprit.

Son travail se révèle lors des expositions puisqu’il sagit d’interventions éphémères sur l’architecture, les jardins. Elle y projette des images souvent végétales ou minérales construites à partir d’éléments photographiés ou prélevés dans la nature. Le visiteur peut y perdre ses repères.

Nous avons vu comment les techniques de la lumière se déploient dans l’espace, des dessins engageant le corps entier de l’artiste ou autres dispositif mécaniques, technologiques qui mettent plus à distance. Les artistes usent de l’espace environnant comme d’un support, et comme le ferait un peintre avec sa toile. L’architecture, le paysage urbain et naturel se voient changer de texture, de motif, de forme ou de couleur. La lumière brouille la lecture, fusionne avec son support, l’espace intermédiaire abolissant les frontières entre l’espace de l’œuvre et du spectateur.

Ce perfectionniste crée ce qu’il appelle des « environnements infinis » en utilisant le réfléchissement de néons sur de simples murs blancs. Les surfaces planes prennent de la profondeur, à tel point que certains visiteurs touchent les murs pour vérifier qu’ils ne sont pas creux !

Dan Flavin  Untitled-To Henri Matisse (1964) Dans Untitled-To Henri Matisse, les lumières rose, jaune, vert et bleu produisent une lumière environnementale blanche.

À ce titre rapprochons cette toile des Marylin d’Andy Warhol : Marylin, icône de la beauté érigée au rang d’œuvre d’art et multipliée en série, comme on pourrait le faire pour un produit de consommation. Une mystique de la beauté qui conservant son caractère sacré a perdu sa religiosité.

Pour Yann Kerzalé, la nuit est un support, comme une toile pour un peintre et la lumière devient le médium comme c’est le cas de la peinture.

Nous pourrions comparer la Peinture haute-tension à une icône religieuse à l’effigie de la lumière incarnée mais ici l’icône est aussi à rapporter au langage Pop artiste. En effet, la culture Pop peut être convoquée pour la technique de reproduction en série que permet le flocage utilisé en imprimerie. Puis aussi la présence d’une bouche dessinée de néon qui n’est pas sans rappeler les enseignes lumineuses publicitaires chères aux artistes du mouvement.  Le néon souligne fortement les lèvres d’Elaine Sturtevant dont voici le portrait.

Ann Veronica Janssens comme James Turrell propose aux spectateurs une expérience sensitive de l’art. L’artiste belge,  réalise depuis le milieu des années 1980, des installations in situ qui transforment l’espace architectural, à l’aide de lumières et de brouillards artificiels colorés. Le brouillard enveloppe les spectateurs qui s’égarent, marchant à l’aveuglette dans l’espace où toutes les limites s’effacent, dissipant nos certitudes. La perte de contrôle étant offerte comme une « expérience active ».

Merz utilise cette séquence de Fibonacci afin de montrer la progression du temps. Le restaurant semble se remplir naturellement à mesure que l’on regarde les photos.

Les œuvres in situ, comme celle de Turrell, nous libère des galeries et musées ainsi que de leur formalisme en tant qu’espace fermé. Le spectateur a la possibilité d’expérimenter davantage la matérialité du monde extérieur. De plus, dans le Roden Crater, l’expérience se vit à la fois avec la lumière naturelle et artificielle, laquelle est le médium, le sujet et le contenu du travail de l’artiste. Le visiteur du cratère est confronté à différents niveaux pour contempler cet espace, telles que la distance qu’il faut parcourir, l’isolement, les phénomènes célestes et l’attente.

Fibonacci 1202 se compose de 11 photographies d’un restaurant, chacun avec un nombre différent de personnes. Le nombre de personnes correspond à la séquence de Fibonacci, (0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34), de sorte qu’il n’y a pas de gens dans la première image, une personne puis deux dans la suivante et ainsi de suite. Ci-dessus les photos sont les nombres de la suite de Fibonacci réalisés en néon. Les photos en noir et blanc contrastent avec les lumières bleutées et électriques.

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